Témoin de jéhovah

La secte sur le marché du samedi

 

Tous les samedi, la secte vient faire sa pub. Ils sont deux, là, debout, à attendre le quidam qui ne vient pas, ou alors très rarement. De temps en temps un coreligionnaire passe les saluer, mais perso, je n’ai jamais vu quelqu’un se renseigner auprès d’eux. Cependant s’ils viennent si assi­dû­ment, c’est bien parce que ça doit marcher de temps en temps...

Et que proposent-ils, pour être si peu attirants ?

Leur grande affiche dit de se fier à la bible écrite il y a des milliers d’années, pour trouver des solutions à nos pro­blè­mes de société actuels ! Elle a pourtant fait ses preu­ves immorales, la bible : haine, mena­ces, guer­res ... et on lui fait toujours un pont d’or ! Les croyants sont si étonnants... Qu’est-ce qui peut bien les motiver de s’identifier à un livre si vulgaire et mortifère ? 

Eh bien l’idée me vient que s’ils défendent ce si vieux truc, insignifiant et même obsolète, mé­chant, haineux et dégradant, c’est parce qu’ils ne s’intéressent pas à eux-mêmes. Dommage. Ils y cueil­le­raient des ressources actuelles bien mieux adaptées à leurs vies, que celles du vieux zinzin radoteur et mal­veil­lant.

Mais il y a aussi la peur ourdie par les gens de pouvoir. En effet, j’ai osé m’avancer vers eux, et j’ai annoncé :

- la Bible, c’est juste l’histoire de la haine des nomades contre les sédentaires !

Le type ne s’est pas démonté. Il m’a demandé si je connaissais l’apocalypse de St Jean, et m’a donné un bouquin, celui des témoins de Jéhovah. Boon, ils n’ont rien vu, mais ils y croient ! Pour­tant, l’apocalypse promet des malheurs à venir … depuis presque 2000 ans. Et leur cavalier Christ sur son cheval blanc, qui doit sauver le monde… Tagada, tagada, tagada, Zorro va arriver et pourfendre de son épée, la bête immonde qui fait si peur ! Peur bien utile pour soumettre les intré­pi­des ; mais attention : pas n’importe quels intrépides, non ! Juste les intrépides rentables, ceux qui travaillent et s’assument, ceux dont on peut tirer des revenus, biens peinards et sans avoir à s’en oc­cu­per ; ou alors, juste avec quelques signes de la main, de loin, qu’on appelle des béné­dic­tions. Je te bénis et tu paies. Les autres, ils peuvent mendier sur les trottoirs des salles du Royaume, on s’en fout !

Et c’est une habitude tenace, dans notre monde, que de promettre ce qu’on ne veut pas tenir. J’ai sous les yeux une pub électorale du PC ainsi libellée : un député pour vous défendre ! Hi ! Hi ! Marrant, non ? Je rétorquais à celui qui me la tendait :

- Pff, vous savez bien qu’il n’a aucune chance !

- Chut ! Ça, il faut pas le dire, qu’il m’a répondu !

- vous avez lu ce que votent vos élus, sur le site de l’assemblée nationale ? Vous êtes d’ac­cord ? Sinon, pourquoi participez-vous à cette mascarade ? Et il est parti sans répondre.

On en est là. Tout le monde fait semblant de vouloir quelque chose dont il sait que ça ne peut pas marcher. Les temps sont venus de savoir ce qu’on veut, et de faire ce qu’il faut pour le mettre en place, croyez pas ?