beauté

Je viens de finir la lecture de « L'homme qui cherchait la beauté derrière l'apparence des choses » de François Garagnon, un beau livre publié chez Monte Cristo. L'histoire raconte celle d'ê­tres indépendants, d'êtres qui suivent leur voie sans s'occuper de l'ambiance générale, plutôt terne à cette époque d'occupation russe de la Hongrie ; et c'est ce qui m'a amené à penser en refermant le livre : oui, ce livre est très bien, au-dessus du lot ordinaire ; mais il doit exister des univers plus évi­dents où il n'y a pas besoin de chercher la beauté. Je suis sûr que ça existe. Ici, il y a plein de beauté en maints lieux ; mais depuis la vie en famille égoïste et capitaliste, en fait depuis que quelques fa­mil­les dominent notre monde et surtout depuis la création des reli­gions, on a tout abîmé ; et dé­sor­mais, il faut chercher la beauté, la redécouvrir sous les décombres des soi-disant civilisations mo­der­nes, voire se la créer ; car sans la beauté, vivre est impossible.

 

Rajout du dimanche 18 septembre 2016

Quant à « Jade et les sacrés mystères de la vie », dont je viens de finir la lecture, je ne note rien de nouveau par rapport à la « spiritualité » catholique. On est toujours dans la suggestion de la fai­blesse humaine, la vraie responsabilité étant transférée à un dieu extérieur. C'est dit sur un ton enfan­tin, avec des jeux de mots ; mais ce n'est pas avec ce bouquin qu'on va changer le monde. Ses con­seils sont bons, mais insuffisants. Nous vivons dans une société en pleine destruction, des­truc­tion commencée bien avant les débuts du catholicisme, et ce livre n'en tient pas compte. Ce qu'il pro­pose serait efficace dans un monde normal, mais ce n'est pas notre cas. Ce livre sert donc à tirer un meilleur parti d'un quotidien chaque jour un peu plus altéré, rien de plus.

Pour améliorer notre société avec des chances de la guérir de son cancer généralisé, il faudrait que chaque individu atteigne un niveau de conscience DE LUI-MÊME suffisamment complet pour savoir vivre sur son chemin sans salir ou détruire celui des autres. On en est loin, là !

En même temps, ce livre me rend service ; car il me permet de comprendre un peu mieux nos manques. C'est ainsi qu'il y a peu, j'ai eu une idée d'un nouveau plan pour mon livre « vivre ses rêves et pas ceux des autres ». Je n'ai cependant pas pu décider si c'était suffisant, à défaut d'être complet.