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Oui, mais ...

      Ce qui suit est une réponse que j'avais faite en 2007, sur un groupe de discussion aux pratiques ... into­lé­ran­tes. Je l'ai un peu améliorée pour vous, et surtout, je vous propose à la fin, un livre de grande qualité.

     L'intolérance des croyants est pour moi très ancienne. Elle date de l'âge de cinq ans et demi, au catéchisme, ou j'ai pris une gifle sévère pour avoir dit à une religieuse : «je te crois pas, là. Tu n'es qu'une menteuse» !

     Et cela continue aujourd'hui quand j'exprime mon athéisme sur des grou­pes de discussions soi-disant ouverts. On sup­pri­me mes messages (un accident bien sûr), ou alors je me fais in­sul­ter par des cro­yants intolérants … qui réclament la tolé­ran­ce absolue à leurs idées.

       Cela m'a amené à réfléchir.

      Du coup, ma perception du sujet est de dire : quand on n'a pas les moyens de convaincre, il ne reste qu'une solution : imposer sa croyance par la force, la rou­blar­dise ou la preuve in­vé­ri­fiable.

      En cherchant, j'ai trouvé sept types de comportements :

      Soit on vous dit à propos de la Bible ou du Coran que vous ne savez pas traduire (ce n'est pourtant pas à vous de le faire), ni interpréter (alors que vous avez le droit absolu de dire et d'écrire ce que ça vous inspire), que vous ne savez même pas lire !

      Soit que ce n'est pas la bonne version, même si celle que vous possédez s'est ven­due à des millions d'exemplaires sans que personne trouve à y redire !

      Soit on vous insulte, voire on vous menace et c'est fréquent.

      Soit on se mure dans le silence et la dignité, voire dans le mépris ; ce qui conduit à vous ignorer afin de vous isoler et vous faire passer pour un paria de la société !

      Soit on vous oppose pour preuves absolues de l'existence d'un dieu, des faits mi­ra­cu­leux impossibles à reproduire.

      Soit on vous fournit des exemples de conversions, sans préciser l'histoire des con­ver­tis, leurs buts réels et les circonstances qui ont présidé à leurs décisions.

      Soit enfin on vous ennuie avec des raisonnements sans fin et inaccessibles au com­mun des mortels. Ou alors on vous oppose des arguments d'une puérilité hilarante. C'est marrant. Faut bien rire de quelque chose.

      Je ne vois pas où sont l'écoute et la tolérance, là-dedans…

      J'ajoute que l'exigence de tolérance vient souvent de gens qui se sentent en minorité, voire inadaptés à la société dans laquelle ils vivent. C'est le cas par exemple en ce moment pour les musulmans. Mais combien y a-t-il de religions acceptées dans leurs pays ? Où est la pluralité en Algérie, en Egypte, en Iran, en Irak, en Afghanistan ou encore au Pakistan ? Sont-ils tolérants ? Et dans les pays où les musulmans ont à vivre avec d'autres religions, en Israël, en Inde ou ailleurs, sont-ils en paix avec les "infidèles" ?

      On voit ici que les mêmes gens peuvent imposer leur foi quand ils sont majoritaires, et réclamer la tolérance ailleurs. On voit des algériens trouver normal qu'en Algérie il n'y ait que la loi musulmane, et qu'en France on tolère leur foi, tout en méprisant celle des français.

      Pour exister, ils s'appuient sur celles et ceux qui veulent contester la pensée dominante :

      Soit par intérêt (non avoué bien sûr),

      Soit par idéologie, alors que l'adoption d'une idéologie révèle qu'on n'est pas capable de se créer son propre style et de l'assumer. Car l'idéologie est commune aux faibles ... et aux ambitieux, ambitieux qui utilisent consciemment l'idéologie pour se mettre en valeur ou prendre le pouvoir. Ils s'appuient alors sur des gens qui se sentent minoritaires ou faibles. A cet égard, ils développent l'irresponsabilité pour fabriquer des suiveurs, soient des gens qui n'ont pas de but dans la vie, et qui cherchent la facilité en s'imprégnant, sans véri­fi­ca­tion, des idées les plus agressives des autres pour compenser leurs angoisses.

      Soit encore par celles et ceux qui, n'ayant jamais dépassé l'adolescence, ne se sentent exister qu'en contradiction avec les adultes. Normalement, ça ne dure que quelques années, mais parfois toute une vie, car cela donne du relief à leur pensée et leur évite de ré­flé­chir. C'est plus facile de dire toujours le contraire, que de construire et assumer sa pensée. Ceux qui ne deviennent jamais adultes sont bien sûr la cible des ambitieux.

      Peu importe que leurs idées soient défendables ou pas ! Ils défendent l'Islam sans avoir lu le Coran !!! Leur truc c'est la contestation. Point barre. Aussi la mauvaise foi, les ar­gu­ments truqués, accusateurs ou moqueurs ne les gênent pas. Ils sont arrogants et trouvent ça normal ! Naturellement, c'est la même chose pour toute religion qui cherche à dominer.
 

Tolérance, face à la reconnaissance de la différence

      Il faut bien l'avouer, je suis intolérant. Je demande des explications claires afin de nourrir mon point de vue et l'affiner pour mieux me construire ; mais si votre pensée ne me convient pas, je ne sens pas obligé de la considérer comme valable pour moi. Je vous laisse expérimenter votre façon de vivre dans votre domaine, mais j'exige de pouvoir vivre selon mon propre ressenti. Par contre, je sais reconnaître et accepter les diffé­ren­ces. Elles sont même pour moi sources de joies. Alors, où est la difficulté ?

      Le problème surgit, infranchissable, quand on m'impose un style de vie ou des rites de pen­sée. Autrement dit, je veux bien faire le touriste, voir les différences, et même picorer des idées, des beautés ou des savoir-faire, mais je veux rester moi-même. Je ré­cla­me le droit de vivre comme je l'entends, tel que je me suis construit en suivant mon principal but, et au gré de mes autres désirs.

      Les diffé­ren­ces, oui, mais à condition qu'elles restent en dehors de moi, comme un pay­sa­ge que je peux admirer, où je peux respirer, goûter, écouter, caresser... si ça me plaît, rien de plus ; et en­co­re, pas toujours. J'ai par exemple du mal à avaler qu'on impose des mos­quées et mi­na­rets en France, depuis ma découverte du fait que le Coran n'est qu'un livre de guerre dirigé contre les peu­ples sédentaires, c'est-à-dire contre nous !

      Je suis donc pour la reconnaissance des différences, mais pas pour la tolérance ; car les abus de cette tactique, me la font voir comme un système qui vous cloître dans l'i­gno­­­ran­ce, ignorance des buts guerriers genre cheval de Troie pour pénétrer et asservir une po­pu­lation. C'est à mon sens inacceptable et dangereux.

      Je propose donc une manière différente de voir le même sujet : la reconnaissance de la dif­fé­­­ren­ce, lié au droit à l'information sûre. On peut reconnaître la différence de l'autre, tout en res­tant soi-même, tel qu'en ses plus beaux rêves.

      Contrairement au croyant qui exige la tolérance à sa manière de voir, sans avoir à s'en ex­pli­quer, je suis pour l'explication honnête des différences, ce qui n'est jamais possible avec les croyants.

      Dommage, mais pas irrécupérable ; car fin 2009, j'ai lu un livre for­mi­da­ble à ce sujet : Cro­yances et thérapie de Christian Flèche et Franck Olivier, sous titré : "dé­mas­quer ses croyances et s'en libérer" ; car ça se soigne ! Et il y a plutôt intérêt, vu les graves déficits de connaissances et l'agressivité qu'elles produisent ... C'est publié au Souffle d'or (www.souffledor.fr)

      La quatrième de couverture propose de vous faire découvrir 

  • Qu'est-ce qu'une croyance ?
  • Quand pourquoi et comment cette croyance s'est-elle mise en place ?
  • Décide-t-on de croire tout ce que l'on croit ?
  • Et surtout comment démasquer ses croyances et s'en libérer ?
     
     Bonne lecture, et bonne année. Que 2011 soit une année pleine de découvertes et de plaisir pour vous.